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Hommage à Anna Politkovskaïa

Il aura fallut qu’elle soit tuée pour que l’humanité découvre qui était Anna Politkovkaïa et que l’on s’intéresse, un temps soit peu, à son existence. Elle était considérée par ses pairs comme un grand reporter. Elle écrivait pour le journal indépendant Novaïa Gazeta, un bihebdomadaire russe qui était l’un des seuls à rendre compte de la situation en Tchétchénie. Elle ne manquait pas de courage et s'est rendue à nombreuses reprises dans les zones de combats. Elle a accepté, au péril de sa vie, de servir de négociatrice lors de la prise d'otages dans ce théâtre de Moscou, dont nous connaissons tous l’issue.

Lors d’une interview, lors de laquelle on lui a demandé comment elle parvenez à faire encore son métier de journaliste en Tchétchénie, elle y répond : " J'agis de façon très directe, et je vais jusqu'au bout. Le pouvoir russe, qui est fort et obstiné, n'a de respect que pour les gens forts et obstinés. Et puis j'utilise tous les moyens de pression possibles : je réponds presque toujours aux invitations que l'on me fait à l'étranger pour des conférences ou des débats sur la Tchétchénie, car ce sont autant d'occasions d'enfoncer le clou sur cette guerre atroce. Je pense que cette notoriété internationale est ma meilleure protection. "

Cela n’a pas suffit à lui apporter toute celle qu’elle souhaitait pour pouvoir exercer librement son métier de journaliste. Menacée à moultes reprises, elle n’en avait cure. Une tentative d’empoisonnement n’affectera en rien sa détermination. Mais son combat s’arrête brutalement le 7 octobre 2006, à l’âge de 48 ans.

Elle était née à New York dans une famille de diplomates qui représentaient l’Ukraine Soviétique aux Nations Unies. Cet assassinat ne peut nous laisser insensible car il touche à la liberté d’expression et liberté de la presse. Ses funérailles ont été célébrées aujourd'hui. Beaucoup de monde était présent pour s'incliner devant sa dépouille : sa famille et ses proches, mais aussi des collègues journalistes et beaucoup d'anonymes, venus déposer une fleur à côté du cercueil.

http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/tchetchenie/dossier.asp?ida=395338 http://www.lefigaro.fr/international/20061010.FIG000000209_anna_politkovskaia_avait_beaucoup_d_ennemis.html http://www.rfi.fr/actufr/articles/082/article_46652.asp

La publicité est-elle réellement responsable de l’obésité enfantine ?

L’association de défense des consommateurs UFC – Que Choisir tire la sonnette d'alarme sur les dangers des publicités télévisées, dirigées vers les enfants et diligentées par les industries agroalimentaires. En s'appuyant sur une étude, elle les accuse d'être des forgeurs d'obésité.

L’étude réalisée auprès d’enfants et de parents démontrerait que les premiers préfèrent consommer un produit dont ils ont vu la publicité à la télévision. Quant aux parents, ils se cachent derrière l’excuse de leur impossibilité à résister aux réclamations de leur progéniture et sur la facilité à leur céder.

L’industrie agroalimentaire semble pourtant avoir suivi les recommandations du Programme National de Nutrition Santé qui exigeait la diminution de l’apport calorifique dans les produits pour enfants. Autre progrès et recommandation suivis : faire la promotion de l’exercice physique dans les écrans publicitaires et ne plus montrer d’enfants oisifs. Cela ne semble pas suffisant pour l’Association de défense des Consommateurs qui reproche aux industriels de " botter en touche ".

Le débat est faussé. N’est-ce pas aux parents d’être un peu plus strictes au moment de faire les courses dans les grandes surfaces ? Qui remplit le chariot ? C’est à qui d’expliquer que le pot de pâte à tartiner ne se consomme pas en une semaine ? Que ce qu’il contient ce n’est pas uniquement des noisettes et du lait ? Qui détient l’autorité au sein d’une famille et le devoir d’inculquer les rudiments de l’équilibre alimentaire ?

Il y a un moment où les parents doivent prendre leur responsabilité. La télévision n’est pas là pour supplanter l’éducation parentale. Elle l’accompagne aux travers de ses programmes.

Accuser la publicité de rendre les enfants obèses est encore une fois la solution de facilité. Les causes réelles de l’obésité passent ainsi au second plan. Les enfants qui déjeunent à la cantine se plaignent des repas trop riches et mal équilibrés. Les budgets alloués aux structures sont souvent insuffisants. Autre difficulté : pour des raisons d’hygiènes et de santé publique, les cuisiniers utilisent de plus en plus de produits lyophilisés, surgelés, voire déjà tout prêts. Des progrès ont été faits, certes. Mais le chemin est encore long pour aboutir à un équilibre.

Quant aux parents qui rentrent chez eux et qui préparent les repas, ils sont confrontés au coût exorbitant des légumes et fruits frais. Lorsque le P.N.N.S. recommande de manger plusieurs légumes et fruits par jour, prend-il en compte le prix moyen d’un caddy ?

Naissance d'une légende

Il y a 60 ans, un reporter lançait son magazine hebdomadaire, qui allait connaître un succès planétaire. A l’origine, rien ne prédisposait ce jeune homme à devenir la figure emblématique de plusieurs générations. Un travail acharné, commencé en 1923, où il apparaît pour la première fois, comme jeune reporter dans le mensuel des scouts de Belgique.

Son premier succès, il le doit à l'abbé Wallez, propriétaire du journal le Petit Vingtième. Ses aventures de l’époque traduisent un esprit conformiste et prône des messages forts comme l’anticommunisme et le colonialisme. En France, sa première apparition date de 1930 dans le périodique " Cœurs Vaillant ". Le général de Gaulle dira de lui : " Pour ce qui est de la notoriété internationale, Tintin est mon seul rival ". Et bien oui, c’est bien de Tintin dont il s’agit. Ce héros malgré lui, un modèle qui créera de nombreuses vocations. Les admirateurs se comptent par milliers et sont de tous les âges. Au fur et à mesure de ses aventures, son créateur Hergé prônera les valeurs de tolérance et de paix. Des rencontres, notamment celle de Tchang Tchong-jen, le feront mûrir et lui permettront d’approfondir ses scénarios.

Il y a 60 ans, Tintin parlait directement à ses lecteurs. Voici le message qu’il souhaitait donner :
" Tintin vous parle…Bonjour les amis ! Voici votre journal ! Il porte mon nom : c’est dire que le jeudi sera désormais pour vous le meilleur jour de la semaine. Vous qui, depuis des années, suivez mes aventures, vous plongerez, haletant, dans la plus formidable de toutes : LE TEMPLE DU SOLEIL, incroyablement fertile en mystères et en rebondissements. Ce n’est pas tout. Trois autres histoires en images, plus éblouissantes que des films, chacune dans un genre différent, vous entraîneront, de semaine en semaine au sein des plus prodigieuses péripéties…Sous le titre TINTIN VOUS RACONTE, je vous entretiendrai de diverses questions amusantes et même instructives, mais, rassurez-vous, sans vouloir empiéter sur le domaine de l'école. Mon but n’est que de vous apporter un sain et franc délassement… "

Merci à toi Tintin de nous faire encore rêver. Je regrette que les générations actuelles te laissent un peu tomber. Ainsi va la vie, mais rassures-toi, nous sommes encore là pour initier nos enfants à tes aventures et propager ta légende. 

La presse quotidienne en pleine crise

Les nouvelles technologies ont-elles sonné le glas de nos quotidiens nationaux et régionaux ? La P.Q.N. et P.Q.R. tentent de résoudre la crise qui les assaillent en ce moment et doivent repenser leur stratégie. Ce phénomène n’est pas essentiellement français et s’étend à nos voisins européens.

La presse écrite traverse une crise structurelle et conjoncturelle. Si pour l’Hexagone certaines justifications trouvent leur source dans l’histoire même de la France, tant du point de vue institutionnel, politique qu’économique, cela ne fait pas tout.

On ne compte plus les titres qui disparaissent des kiosques. Selon l’O.J.D., la diffusion de la P.Q.N. a baissé de plus de 17 % en dix ans. Cette chute ne s’enraille pas. A titre d’exemple, on comptait 360 quotidiens achetés pour 1 000 habitants en 1946 contre 140 aujourd’hui.

Les premières stratégies de fidélisation du lectorat se sont tournées vers d’adjonction de produits dérivés (CD Rom, éditions limitées de livres d’art, D.V.D., etc). La formule se généralisant, le lecteur n’y trouve plus son compte, d’autant que le prix de vente est augmenté en corollaire. Les modifications de formule n’ont rien changé non plus. Les recettes publicitaires ne font plus… recettes ! Certains quotidiens ne doivent leur salut que grâce au soutien de grands groupes comme L.V.M.H. ou Serge Dassault. D’autres doivent leur maintien à leur spécificité comme le sport pour l’Equipe, l’économie pour les Echos, etc.

L’émergence des gratuits, les éditions sur le net, la faiblesse du réseau de distribution et les coûts d’impression très élevés ont accentué le phénomène.
Les gratuits ont changé le paysage de la P.Q.R. et P.Q.N. en donnant accès, gratuitement, aux lecteurs, à des informations toutes aussi complètes que celles qu’ils trouvent dans un journal payant, la publicité en plus. Leur stratégie offensive a fonctionné. En Espagne, la P.Q.G. (presse quotidienne gratuite) représente 51 % du marché.

Le numérique a bouleversé le monde de la presse écrite créant un séisme culturel.

Plus d’images, moins de texte, un aspect ludique, des animations, des sons, donne au lecteur une impression de pouvoir lire un journal " télévisuel ". Les jeunes ne conçoivent plus un quotidien passif, ils sont nés avec l’interactivité. Il en va de la logique des choses. L’imprimerie a permis une démocratisation de la culture, l’informatique accentue ce phénomène. Le numérique nous donne également le choix d’aller vers l’information ou de la recevoir. Un simple clic peut nous inscrire et nous désinscrire aux newsletters.

Autre désavantage, nos modes de vie nous empêchent de prendre du temps pour les quotidiens. Ce phénomène doit être plus accentué dans les petites villes plus que dans les grandes où l’utilisation massive des transports en commun permet de disposer de plus de temps pour lire. Les provinciaux actifs n’ont malheureusement plus le temps de se consacrer à la lecture intégrale d’un quotidien. Et faut-il le dire, la nature des informations diffusées dans un quotidien local ne favorise pas l’envie de se plonger dedans. La presse quotidienne nationale, elle, est souvent trop concentrée en informations. Rien que pour lire un article en entier dans le Monde, il faut au moins 30 mn. Alors le journal en intégralité, même pas la peine d’en parler.

Quelle solution reste-t-il ?

Si certains quotidiens nationaux vont se lancer, dans les semaines à venir, dans l’aventure des gratuits, est-ce pour autant la solution à la pérennité de ce média ?

Et la P.Q.R., malgré son immersion sur le net, résistera-t-elle à la profusion de messages diffusés par d’autres vecteurs ?

Nous ne connaissons pas encore et n’avons certainement pas encore trouver les médias de demain. Il reste tout à inventer.

Page culturelle, des initiatives locales

Quand la communication institutionnelle rejoint son public

La ville de Limoges sait se diversifier et organise de nombreuses manifestations culturelles pour la rentrée, dont le premier Salon de la petite édition… pour une rentrée littéraire buissonnière les 14, 15 et 16 septembre 2006.

La manifestation porte le nom de " Hors Vitrine ". Douze éditeurs tiennent salon sur une des Places de la Ville et treize auteurs liront leurs textes dans les trains et les bibliothèques de la région. Leur mot d’ordre : défendre une édition petite par la taille mais grande par la qualité et la diversité des textes offerts aux lecteurs. Une occasion de découvrir des livres, auteurs et éditeurs qui n’ont pas souvent leur place dans les vitrines des librairies.

Cette action est organisée par les éditions Le bruit des autres, le Centre Régional du Livre en Limousin et la S.N.C.F. Pour ce dernier, la stratégie de communication est efficace. La S.N.C.F. souhaite réaffirmer le lien qui existe entre le voyage en train et la lecture. Au 19ème Siècle, les Compagnies de Chemin de fer n’acheminaient-elles pas les livres et les journaux sur les axes ferroviaires participant ainsi à la diffusion des idées et la démocratisation de la France ? Même si les temps ont changé, il reste que le train est indéniablement et indéfiniment lié à la lecture.

Sautez dans le premier train à destination de Limoges, vous aurez peut être la chance d'y découvrir un auteur en train de lire un texte.

Qui suis-je ?

Je me fais un malin plaisir de ronger les neurones et de dissiper les énergies. Je suis nuisible et j’aime semer la zizanie. Je m’introduis partout et ne disparaît que très lentement. Je suis ancienne et suis toujours d’actualité. Je tends des pièges, mes victimes n’en sortent pas indemnes. Je me développe telle la gangrène. Je suis une arme redoutable et redoutée. Le vice me nourrit, je sème le doute et le mensonge auprès des plus crédules.

Je suis un phénomène de transmission et j’utilise tous les moyens de communication existants, formel ou informel. Je propage une histoire, en général à sensation. Je suis vicieuse et je prends différentes formes :

  • je me cache sous les fausses informations, les erreurs journalistiques, et tente des manœuvres de désinformation,
  • j’utilise les préjugés,
  • je me sers de la propagande
  • à moins que je ne me diffuse sous une forme un peu plus ludique, en canular
  • j’utilise la crédulité des gens et essaime la théorie du complot
  • je prends la forme de légendes

Je suis un vrai phénomène de société. Qui ne prend pas gare à moi est forcément atteint un jour ou l’autre.

Vous m’avez reconnue ? Je suis… je suis… la … RUMEUR.

Eh bien oui, je suis impitoyable comme l’affreux J.R. de Dallas (pour les plus anciens d’entre nous !), je m’immisce partout et me plait là où il y a du monde. Ma durée de vie n’en est que plus étendue. J’ADORE me propager.

Il y a quelques individus qui ont trouvé une parade. Elle se nomme COMMUNICATION INTERNE. Elle est aussi redoutable que moi mais elle met plus longtemps à se propager. Car moi, je fais mal. J’épuise les énergies vitales, j’entremêlent les cerveaux, je sème le doute dans les équipes soudées.

Ils ont créé la COMMUNICATION INTERNE pour me faire taire. Pas si facile que cela car tout dépend du dosage des informations à faire passer. Son objectif : la clarté. Elle cherche à rétablir le climat de confiance et permet d’instaurer des relations claires.

Nous menons toutes les deux un combat intensif. Il arrive que je gagne car je persiste dans les entreprises où la communication interne n’est pas structurée. En revanche, je perds car je me trouve confrontée à des sages qui ne se sentent pas du tout concernés par ce phénomène et qui poursuivent leur vie comme si de rien n’était. Ils ne sont pas nombreux mais ils me connaissent bien.

Ah j’oublié… J’ai un impact économique désastreux !

Dites moi, paraît-il qu’il y a eu deux décès la semaine dernière en raison d’une consommation huîtres d’Arcachon !

Saint Just le Martel, un village à la pointe du crayon

Saint-Just le Martel est un petit village (gaulois) qui a su, en 25 ans, se faire une renommée internationale. Et pourtant, à l’époque pas grand monde y croyait. A force de détermination, cette bourgade est devenue, en un quart de siècle, la capitale du dessin de presse et de la caricature. Un succès grandissant qui n’est plus à démontrer.

Mini_affiche202006 Les années 1980, la ville de Limoges est à mourir d’ennui. Peu d’activités culturelles étaient proposées aux jeunes citadins. Chacun occupait son temps comme il le pouvait. C’est dans ce contexte que quelques uns d’entre eux décident de tuer leur ennui et de monter des manifestations culturelles, sans avoir au prime abord de thèmes précis. Après avoir pensé valoriser l’histoire du Limousin et la littérature régionale, l’idée s’est imposée à eux : faire un salon de dessin d’humour, de dessin de presse et de la caricature.

Pourquoi cette idée alors qu’aucun d’entre eux ne semblaient s’y connaître ? Eux seuls ont la réponse. Ils prennent alors leur plume et papier, et écrivent de nombreuses lettres manuscrites. En 1982, si seuls deux dessinateurs se déplacent, une quarantaine exposent. Il en fallait plus pour décourager nos gaillards. Conscients du potentiel qu’une telle manifestation pouvait dégager, ils ont poursuivi leurs efforts et vingt-cinq ans après, ils sont passés du bénévolat au professionnalisme.

Leur fichier comporte près de 1 500 dessinateurs originaires d’une centaine de pays, sur tous les continents. Plus de 200 dessinateurs font dorénavant le déplacement ! Le site internet du Salon

www.st-just.com compte près de 300 000 connexions par mois !

Les activités se diversifient : expositions itinérantes, rétrospectives, hommages. Tous les grands noms du dessin de presse ont un jour exposé à Saint Just le Martel.

Le thème de cette année 2006 : le dessin de presse et l’O.N.U. Venez nombreuses et nombreux à ce Salon d’un genre unique. Outre les expositions, vous aurez l’occasion de participer à des conférences débats, vous pourrez vous faire tirer le portrait par de nombreux dessinateurs professionnels. Vous participerez au tirage au sort du grand prix de l’humour Vache (ça ne s’invente pas).

Je vous invite à venir découvrir comment la foi et la motivation arrivent à faire des miracles. Car le petit Salon du dessin de Presse va devenir dans quelques mois le Centre International de la Caricature, du dessin de presse et d’humour. Une sacrée récompense pour les organisateurs et pour tous ceux qui ont cru en eux.

Si vous êtes réellement intéressés par cette manifestation, faites le moi savoir, je me ferais un plaisir de vous accompagner ou aller vous chercher à la gare pour vous conduire sur place. Je serais présente le 7 octobre après-midi sur place car l’association dont je fais partie organise une conférence débat.

Rendez-vous sur ce blog pour des informations complémentaires et plus précises.

Soyons Eco-citoyens

Du 16 au 22 septembre 2006 aura lieu la 5ème édition de la Semaine Européenne de la mobilité organisée par le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable ainsi que par le Ministère des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer. 

Logo_bougez Le slogan « Bougez autrement. La meilleure énergie c’est la vôtre », invite tout un chacun à abandonner son véhicule personnel au profit du vélo, transports en commun ou co-voiturage. Leur leitmotiv : mobilisons-nous ! L’ensemble des villes, collectivités, entreprises, partenaires et associations doivent proposer des actions visant à démontrer que transports et mobilité durable ne font qu’un.

Effet de serre : urgence absolue

L’impact du changement climatique se traduit par un réchauffement de la planète, nous l’avons bien compris et saisi. Les catastrophes naturelles nous le rappellent et deviennent, chaque année, plus fréquentes et plus mortelles. La nature reprend ses droits. L’Homme n’a qu’à bien se tenir. Le trafic augmentant au même titre que les émissions de gaz à effet de serre, nous devons faire des efforts afin que la tendance à la réduction des émissions de CO2 soit maintenue.

Pétrole : l’or noir se rarifie

Comme toute énergie fossile, les ressources pétrolières ne sont pas inépuisables. Mais le commun des mortels sait-il exactement d’où provient le pétrole ? On ne nous l’apprend pas à l’école, après tout, ce n’est pas intuitif. Au rythme où va la consommation, la raréfaction s'accélère et entraîne l’augmentation des prix du carburant. Peut-on seulement mettre fin à une future pénurie en en limitant simplement nos consommations ? Voyons, nous connaissons tous l’issue. A moyen terme, il n’y aura plus de pétrole. Point à la ligne.

On veut bien être des éco-citoyens mais expliquez nous comment fait-on pour prendre un vélo, le bus ou faire du co-voiturage, quand on travaille plus de 40 heures par semaine, qu’on doit amener les enfants à l’école et au collège, faire les courses, assurer les activités extra-scolaires et les rendez-vous chez les médecins ? C’est pas faute de bonne volonté mais croyez moi, il est évident que nos conditions de vie actuelles ne nous permettent pas de nous organiser de cette manière là. Trouver des formes alternatives de carburants me semble être la bonne direction. Encore faudrait-il que les intérêts financiers en jeu liés au Pétrole ne le compromettent pas les initiatives engagées.

Allons Messieurs, montrez nous l’exemple, citoyens nous sommes, euro-citoyens nous serrons.
Pour en savoir plus sur cette opération, il vous suffit de vous connecter sur ce site : www.bougezautrement.gouv.fr
 

Deviens ce que tu es

Comment puis-je devenir ce que je suis déjà ? Cette phrase de Pindare, poète lyrique grec m’interpelle. Vaste dilemme !
Est-ce que je peux être autre chose que ce que je suis ? Il est clair, a priori, que je ne peux pas devenir ce que je suis pas. Mais j’ai quand même cette possibilité de devenir ce que je ne suis pas actuellement. Aïe ! Je sens que je perds pied là. La migraine n’est pas loin. Je crois que je vais m’arrêter à « Connais-toi toi même et tu sauras qui tu es ».

La vrai liberté n’est-elle pas d'accepter ce que l'on est avec ses qualités et ses défauts ?
En terme de recrutement, on a tous eu droit à cette fameuse question : pouvez-vous me citer vos principales qualités et vos principaux défauts ?
Et là, faut-il être sincère et dire réellement ce que nous sommes ou enjoliver la réalité et ne lister que des adjectifs "passe partout" ? Un conseil évitez le classique : j’ai le défaut de mes qualités. Vous allez vous faire mal voir par le recruteur (j’ai testé, il n’y a pas longtemps et pourtant je connaissais le piège !).
Le mieux est d’être sincère, d’éviter de se définir par des adjectifs et veiller à construire des phrases autour de son identité. Lorsque cette question m’est désormais posée, je commence mon descriptif par « mes proches disent de moi, que je suis une personne courageuse, patiente, active et réactive, ayant le sens des valeurs, dotée d’un esprit de famille...
Et les défauts me direz-vous ? Hum, va falloir que je cherche un peu plus longtemps...

Tout le monde en parle !

Le Ministre de la Santé, Xavier Bertrand, vient par voie de presse de relancer le débat sur l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics et annonce la publication prochaine d’un décret. Dès le début 2007, les lieux publics seraient privés de leur atmosphère enfumée. Les bars-tabacs, discothèques et casinos auraient un délai de deux ans pour rentrer dans les rangs. Cette déclaration intervient suite à l’augmentation de la consommation du tabac en France depuis le début de l’année. La hausse des prix n’ayant pas réussie à freiner le phénomène, ni d’ailleurs les campagnes de prévention.

Le tabac est, semble-t-il, la première cause de mortalité évitable en France et la première cause de cancer. Un fumeur sur deux dècèdera des conséquences du tabagisme.

Dernièrement, j’ai découvert la dernière campagne pour les jeunes, initée par l’Alliance contre le tabac et l’INPES, intitulée " Toxic Corp ". Peut-être la connaissez-vous déjà.
Elle a pour particularité d’être assez originale dans la conception. Une campagne à part, pour un produit à part. On le sait tous, la cigarette tue. Des produits toxiques ayant été rajoutés pour en améliorer le goût, cela a, sur l’organisme des conséquences, à long terme, fatales. L’industrie du tabac ayant pour objectif de fidéliser ses clients en entretenant la dépendance, elle renouvelle son marché en faisant de l’œil aux adolescents, voire pré-adolescents. Une cible facile à conquérir semble-t-il.

Fort de ce postulat, la nouvelle campagne de prévention a choisi délibérément d'utiliser un ton décalé. Elle est en rupture complète avec les autres campagnes diffusés sur ce thème. Fini les photos choquantes, où une radio des poumons abîmés par des années de tabagisme, étaient censées nous effrayer. Voici venu le temps de la dérision et de montrer une industrie à la recherche de nouveaux clients pour remplacer ceux qui décèdent, avant l’heure, en raison de leur consommation de cigarettes. Voici l’heure de la responsabilisation et de la concrétisation du risque que l’on prend en fumant. Il s’agit avant tout que les jeunes se sentent concernés. Bien qu’informés, ils réfutent l’idée d’être concernés par un risque de cancer.

Cette campagne de prévention se compose d’une signature " Le tabac tue un fumeur sur deux. L’industrie du tabac compte sur vous pour les remplacer. " ; d’un logo ; d’un film Internet et TV (diffusé de façon restreinte) de promotion de Toxic Corp et d’un site Internet www.toxic-corp.fr

Pour pénétrer dans l’antre du monstre industriel qu’est Toxic Corp, vous devez vous identifiez. Malin ! Avec un graphisme proche de Habbo-Hotel, donc proche des jeux vidéos, le site contient même un service de chat. L’univers de l’adolescent par excellence. Si vous vous connectez, vous visiterez une entreprise virtuelle, son usine de fabrication, son service marketing ou encore le bureau du grand Patron. Les jeunes sont invités à découvrir, par eux-mêmes, les stratégies de l’industrie du tabac. Le plan media a été élaboré afin de provoquer un phénomène de viralité autour de cette campagne.

Un pari osé. L’avenir nous dira si c’est une réussite.

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